ENZHRU
 

Jean-René Griton - Aurignac Finance


Féru d’histoire et dirigeant associé du cabinet de conseil Aurignac Finance, Jean René Griton a su, à travers le mécénat, faire de sa passion pour le patrimoine un véritable outil managérial. Mécène de l’acquisition de deux trésors nationaux ; l’Allégorie du monde marin de l’Albane et de porcelaines Premier Empire ; aujourd’hui, la relation particulière entre Aurignac finance et le château est un motif de fierté pour l’ensemble de ses collaborateurs. Entretien avec un dirigeant soucieux de « donner du sens ».

1) Quand avez-vous visité le château de Fontainebleau pour la première fois ? Quelles ont été vos impressions ?

J’y avais été enfant, mais il n’y avait pas eu d’attachement. J’y suis retourné, bien plus tard, à l’occasion d’une visite privée, sur invitation du responsable du mécénat de l’époque. Cette seconde découverte du château a été un vrai choc, au regard de sa densité historique, de sa complexité architecturale. On pourrait y passer des journées entières. C’est vraiment un endroit qui respire l’histoire par tous les pores. Aujourd’hui encore, il me reste beaucoup de choses à découvrir, j’ai à peine effleuré cette complexité.

2) Est-ce dès ce moment-là que vous avez envisagé de soutenir le château à travers un acte de mécénat ? Qu’est-ce qui vous a fait passer de la fascination à l’action ?

En tant que dirigeant d’entreprise, c’est pertinent de soutenir le patrimoine. Avec Aurignac Finance, nous travaillons sur un état des lieux de l’économie française. Le dynamisme économique d’aujourd’hui est aussi un héritage de nos ancêtres. Il y a donc cette ambition mais aussi, bien évidemment, un message adressé au marché, une recherche d’image. Enfin, pour l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise, il y un vrai sentiment de fierté.

3) Précisément, pour rebondir sur cette question du « nous », la décision de devenir mécène du château de Fontainebleau a-t-elle dépendu uniquement de vous ou a-t-elle été une décision collégiale ?

Pour le premier projet, en 2009, c’est-à-dire l’acquisition du tableau de l’Albane (L’allégorie du monde marin, de Francesco Albani dit l’Albane), ce fut une décision individuelle. Cependant, très vite, le soutien au château a fédéré l’ensemble des collaborateurs, et ce notamment grâce aux soirées de remerciement organisées au château. Petit à petit, c’est devenu une vraie démarche d’entreprise. Pour moi, en tant que dirigeant, mais aussi en tant que manager, c’est très intéressant.

4) On a vraiment l’impression que, chez vous, la rencontre avec les équipes du château a été décisive…

Oui, en effet, cet élément a été important, particulièrement à travers les séminaires et soirées auxquels nous avons participé. Les gens qui travaillent au château sont des passionnés, il est toujours enrichissant d’échanger avec eux. Du reste, la relation avec les mécènes est forte et pérenne. Cependant, en ce qui concerne le mécénat, le levier fiscal qui existe à l’heure actuelle a également eu son importance dans la décision. Aujourd’hui, on se trouve dans une situation paradoxale, avec une politique fiscale très incitative et un relatif déficit de notoriété pour le mécénat.

Nous adressons nos remerciements les plus sincères à Jean-René Griton et à toute l’équipe d’Aurignac Finance.

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